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Pour les entreprises

Vendre en ligne au Canada depuis la France : TPS, douane et banque

Colis expédiés de France : pas d’inscription à la TPS, le client paie taxes et frais dès 20 $. Produits numériques ou stock au Canada : inscription au-delà de 30 000 $.

Mis à jour le Publié par Thomas Tremblay© Dylan Phair / Unsplash

L'essentiel en bref

Un e-commerçant français qui expédie ses colis depuis la France, sans exploiter d’entreprise au Canada, n’a pas à s’inscrire à la TPS/TVH : son client canadien paie la taxe à la livraison dès que le colis dépasse 20 $ CA. L’inscription devient obligatoire au-delà de 30 000 $ CA de ventes canadiennes sur 12 mois pour les produits numériques vendus à des particuliers, ou pour le stock entreposé au Canada. Un compte bancaire canadien n’est pas obligatoire.

  • Colis expédiés de France à des particuliers, sans bureau, salarié ni stock au Canada : pas d’inscription à la TPS/TVH ; au-delà de 20 $ CA, le client paie la taxe (5 à 15 %) et des frais de dédouanement à la livraison.
  • Les seuils de 40 $ et 150 $ de l’ACEUM ne valent que pour les colis partis des États-Unis ou du Mexique, pas de France.
  • Produits numériques vendus à des particuliers ou stock dans un entrepôt canadien : inscription obligatoire au-delà de 30 000 $ CA de ventes canadiennes sur 12 mois (régime simplifié depuis le 1er juillet 2021 pour le numérique).
  • Le Québec (TVQ), la Colombie-Britannique, la Saskatchewan et le Manitoba (TVP) ont leurs propres règles d’inscription ; l’Alberta n’a pas de taxe provinciale.
  • Un compte bancaire canadien n’est pas obligatoire ; ce qui coûte le plus, c’est la marge de change : une conversion par mois plutôt qu’à chaque vente peut faire économiser environ 600 € par an sur 65 000 $ CA de ventes.

Si vous expédiez vos colis depuis la France, sans bureau, salarié ni stock au Canada, vous n’avez en général pas à vous inscrire à la TPS/TVH, la taxe canadienne qui joue le rôle de la TVA : c’est votre client qui la paie, à la livraison, dès que la commande dépasse 20 $ CA. Deux cas obligent à s’inscrire : les produits numériques vendus à des particuliers, et le stock entreposé au Canada, dès que ces ventes dépassent 30 000 $ CA sur 12 mois.

Ce qui suit concerne les boutiques en ligne françaises (micro-entreprise, SARL, SAS) qui vendent à des particuliers au Canada. Si vous facturez des prestations à des entreprises, voyez plutôt le guide pour facturer un client canadien depuis la France ; si vous envoyez des palettes à un distributeur, celui sur l’exportation et la douane avec l’AECG.

Devez-vous vous inscrire à la TPS/TVH pour vendre en ligne au Canada ?

Non, tant que vous expédiez de France et que vous n’exploitez pas d’entreprise au Canada. L’Agence du revenu du Canada (ARC), l’équivalent de la DGFiP, n’impose l’inscription au régime normal qu’aux non-résidents qui ont une vraie activité sur place : salariés ou agents, bureau, contrats conclus au Canada. Une boutique qui expédie depuis Nantes n’est pas dans ce cas : l’obligation de s’inscrire dès que le chiffre d’affaires mondial dépasse 30 000 $, détaillée dans le guide TPS, TVH et TVQ pour une entreprise française, vise les entreprises qui exploitent une entreprise au Canada, pas elle.

Depuis le 1er juillet 2021, les produits et services numériques vendus à des particuliers font exception : formations en ligne, abonnements, e-books, logiciels, patrons de couture à télécharger. Au-delà de 30 000 $ CA de ventes à des consommateurs canadiens sur 12 moisSource : ARC, sans compter vos ventes hors du Canada, vous devez vous inscrire au régime simplifié de l’ARC et facturer la TPS ou la TVH de la province de l’acheteur. Comme avec le guichet OSS européen, vous vous inscrivez et déclarez en ligne depuis la France ; en revanche, vous ne récupérez pas la taxe payée sur vos dépenses. Les ventes faites par une place de marché ou un magasin d’applications inscrit ne comptent pas : c’est la plateforme qui perçoit la taxe.

L’autre exception concerne les biens stockés au Canada. Si vous envoyez votre stock chez un logisticien à Toronto ou à Montréal, vous devez vous inscrire au régime normal dès que vos ventes à des acheteurs non inscrits dépassent 30 000 $ CA sur 12 moisSource : ARC, sauf si vous vendez uniquement par une place de marché inscrite, qui perçoit alors la taxe à votre place. L’ARC a résumé ces règles dans sa FAQ sur le commerce électronique.

Vendre à distance à des particuliers : ce que vous connaissez et ce qui change
Point comparéFranceCanada
Quand facturer la taxe du pays de l’acheteur10 000 € de ventes dans l’UE (puis TVA via le guichet OSS)30 000 $ CA sur 12 mois, seulement pour le numérique ou le stock au Canada
Colis venant de l’extérieurTVA dès le premier euro (guichet IOSS)Rien à payer jusqu’à 20 $ CA, puis taxe perçue à la frontière
Guichet simplifiéOSS et IOSSInscription simplifiée TPS/TVH, sans remboursement de la taxe sur vos achats
TauxTVA 20 % en France5 % à 15 % selon la province, plus la TVQ ou la TVP

À retenir : Si vous connaissez le guichet OSS, la logique est inversée : le Canada ne vous demande rien tant que vos colis partent de France, et c’est votre client qui paie la taxe à la livraison.

TVQ, TVP : quelles règles dans les provinces ?

Cinq provinces, dont l’Ontario (la province de Toronto), ont fusionné leur taxe avec la TPS fédérale de 5 % dans une TVH unique, gérée par l’ARC. Quatre autres gardent leur propre taxe, avec leurs propres règles pour les vendeurs en ligne, et une inscription à l’ARC ne vous couvre pas chez elles : Revenu Québec et les ministères des Finances provinciaux sont des administrations distinctes.

Au Québec, la TVQ de 9,975 % suit une logique proche du fédéral : un fournisseur étranger qui vend des services ou des produits numériques à des consommateurs québécois doit s’inscrire au régime désigné (l’inscription simplifiée de Revenu Québec)Source : Revenu Québec au-delà de 30 000 $ CA sur 12 mois. Si votre stock est dans un entrepôt canadien, Revenu Québec peut aussi vous demander de vous inscrire, même si l’entrepôt est en Ontario : vérifiez-le avant d’y expédier votre stock.

Hors Québec, trois provinces ont une taxe de vente provinciale (TVP) distincte, et l’Alberta n’en a aucune. Si vous expédiez de France, chacune a sa propre règle :

  • Colombie-Britannique (Vancouver), TVP de 7 % : pas d’inscription pour des biens expédiés de l’étranger, sauf si vous avez du stock dans la province ; pour les logiciels et services numériques, inscription obligatoire au-delà de 10 000 $ CA de revenus annuels dans la provinceSource : Gouv. C.-B..
  • Manitoba (Winnipeg), TVP de 7 % : une place de marché la perçoit sur chaque vente, même pour un colis expédié de l’étranger, et vous n’avez rien à faire ; si vous démarchez vous-même la clientèle manitobaine, vous devez vous inscrire.
  • Saskatchewan (Regina), TVP de 6 % : si vous ne la percevez pas, c’est l’acheteur qui doit la déclarer et la payer.
  • L’Alberta (Calgary, Edmonton) n’a pas de taxe provinciale : seulement la TPS de 5 %.

Une fois la TPS ajoutée, la taxe totale que paie votre client va du simple au triple selon sa province, de 5 % en Alberta à 15 % au Nouveau-Brunswick.

Taxe totale sur un produit numérique vendu à un particulier, selon sa province
  • Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve, Î.-P.-É. (TVH)15 %
  • Québec (TPS + TVQ)14,975 %
  • Nouvelle-Écosse (TVH)14 %
  • Ontario (TVH)13 %
  • Colombie-Britannique, Manitoba (TPS + TVP)12 %
  • Saskatchewan (TPS + TVP)11 %
  • Alberta (TPS seule)5 %

Taux en vigueur en octobre 2026, pour un vendeur inscrit. En Colombie-Britannique, un vendeur étranger de produits numériques doit s’inscrire à la TVP au-delà de 10 000 $ CA de revenus annuels dans la province.

Source : ARC, TPS/TVH pour les entreprises

Combien votre client paie-t-il à la livraison ?

Tant que vous expédiez depuis la France, tout se joue à la frontière. L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC, l’équivalent de la douane française) n’applique ni droits ni taxes sous 20 $ CA de valeurSource : ASFC, par la poste comme par transporteur express. Au-delà, elle perçoit la TPS ou la TVH de la province du client, plus les droits de douane éventuels, sur la valeur entière de l’envoi : diviser une commande en plusieurs colis pour rester sous 20 $ n’est pas permis.

Beaucoup de vendeurs lisent sur des forums que les colis sont exonérés jusqu’à 40 $ ou 150 $. Ces seuils existent, mais seulement pour les colis expédiés des États-Unis ou du Mexique par transporteur, dans le cadre de l’accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). Un colis parti de France reste au seuil de 20 $, ce qui donne un avantage aux concurrents américains sur les petits paniers.

Pour les droits de douane, l’accord entre l’Union européenne et le Canada (AECG) les supprime sur la plupart des produits d’origine européenne, à condition que votre facture porte la déclaration d’origine. Le guide sur l’exportation et l’AECG donne la formule exacte. Restent les frais du transporteur : 9,95 $ CA par colis taxable chez Postes CanadaSource : Postes Canada, et des frais de courtage souvent plus élevés chez les transporteurs express.

Exemple : une commande de 85 € livrée à Ottawa par la posteTotal163,63 $
  • Prix de la commande (85 € à 1,60 $)Payé en ligne136 $83 % part du total
  • TVH de l’Ontario (13 %)Perçue par l’ASFC à la livraison17,68 $11 % part du total
  • Frais de traitement de Postes CanadaPar colis taxable9,95 $6 % part du total
  • Droits de douaneProduit d’origine UE, déclaration d’origine sur la facture0 $0 % part du total

Hypothèses : client en Ontario, envoi postal, produit fabriqué dans l’UE avec déclaration d’origine AECG, euro à 1,60 $ CA (taux BCE du 1er octobre 2026). Le client paie 27,63 $ de plus à la porte, soit environ 20 % de sa commande.

Source : ASFC, expéditions de faible valeur

Comment afficher vos prix pour des clients canadiens ?

Un client canadien s’attend à voir des prix en dollars canadiens et hors taxes, avec la taxe de sa province ajoutée au panier. Un prix en euros le refroidit deux fois : il doit convertir, puis se demander s’il paiera encore une taxe à la livraison.

Si vous n’êtes pas inscrit, affichez donc vos prix en dollars et écrivez sous le prix que les droits et taxes éventuels seront à payer à la livraison. Si vous l’êtes, pour du numérique ou du stock au Canada, calculez la taxe selon l’adresse de livraison : 5 % en Alberta, 13 % en Ontario, 14,975 % au Québec.

Faut-il un compte bancaire canadien pour encaisser en dollars ?

Non. Vous pouvez afficher vos prix en dollars canadiens et laisser votre solution de paiement ou votre place de marché convertir et verser l’argent sur votre compte français en euros. Pour garder des dollars et choisir le moment de la conversion, un compte multidevise ouvert depuis la France suffit ; certains fournissent même des coordonnées bancaires canadiennes pour recevoir des paiements locaux.

Le vrai coût se cache dans la conversion : la marge de change s’ajoute à la commission de paiement, et elle est rarement affichée. Comparez le taux qu’on vous applique à celui que la Banque du Canada publie chaque jour : l’écart, c’est ce que vous payez vraiment. Et si vous avez des dépenses au Canada (publicité, prestataires, entrepôt), réglez-les avec votre solde en dollars pour ne pas convertir deux fois.

Un détail surprend souvent : le Canada n’utilise pas l’IBAN. Un compte s’identifie par un numéro d’institution (3 chiffres), un numéro de transit qui désigne l’agence (5 chiffres) et le numéro de compte. Les Canadiens règlent surtout par carte de crédit en ligne, et par virement Interac entre particuliers, un service réservé aux comptes canadiens.

Ouvrir un vrai compte professionnel dans une banque canadienne est possible pour un non-résident, mais rarement simple. Les grandes banques demandent en pratique une entité enregistrée au Canada (immatriculation provinciale ou société canadienne), les pièces d’identité des dirigeants et souvent un rendez-vous en agence. Ce compte devient utile quand vous avez du stock, des salariés ou des fournisseurs à payer sur place, c’est-à-dire au moment de créer une filiale ou une succursale au Canada.

Exemple : une boutique qui vend 65 000 $ par an au Canada

Prenons une boutique en ligne lyonnaise (exemple fictif) qui vend du linge de maison fabriqué en France. Hypothèses : 40 commandes par mois à 136 $ CA en moyenne, soit environ 65 000 $ CA par an, toutes expédiées depuis Lyon, clients surtout en Ontario et au Québec, aucun stock ni salarié au Canada, euro à 1,60 $ CA.

Côté taxes, elle n’a pas à s’inscrire à la TPS/TVH ni à la TVQ, même si elle dépasse largement 30 000 $ : elle n’exploite pas d’entreprise au Canada et ne vend ni numérique ni stock entreposé sur place. Ses clients paient la taxe à la livraison. En France, ces ventes sont des exportations exonérées de TVA, à condition de garder la preuve d’expédition hors de l’UE.

Côté change, si sa solution de paiement convertit chaque vente avec une marge de 2 % (hypothèse courante pour une conversion automatique), elle perd 1 300 $ CA par an, environ 810 €. En gardant les dollars sur un compte multidevise et en convertissant une fois par mois avec une marge de 0,5 % (autre hypothèse), la perte tombe vers 325 $ CA, environ 200 € : 600 € par an restent dans sa marge.

Le jour où elle envoie son stock chez un logisticien à Toronto pour livrer en deux jours, les règles changent : avec 65 000 $ de ventes, elle doit s’inscrire à la TPS/TVH au régime normal, vérifier ses obligations envers Revenu Québec pour ses clients québécois, et facturer la taxe à chaque commande. En échange, ses clients ne paient plus rien à la porte et elle récupère la TPS payée à l’importation de son stock.

Par où commencer, et dans quel ordre ?

Si tous vos colis partent de France et que vous ne vendez rien de numérique, l’étape du suivi des 30 000 $ ne vous concerne pas ; les autres, si.

Lancer ses ventes en ligne vers le Canada

  1. Classez ce que vous vendez

    Quand : Avant d’ouvrir les ventes

    Biens physiques expédiés de France, produits numériques, ou stock au Canada : les obligations ne sont pas les mêmes.

  2. Préparez la facture et la déclaration d’origine

    Quand : À chaque envoiCoût : Gratuit

    Valeur, description précise, code SH et déclaration d’origine AECG sur la facture qui accompagne le colis.

  3. Choisissez qui paie les taxes

    Quand : Avant la mise en ligne

    Client à la livraison (à annoncer sur le site) ou livraison droits acquittés avec votre transporteur.

  4. Suivez vos ventes aux particuliers sur 12 mois glissants

    Quand : Chaque mois

    Pour le numérique ou le stock au Canada, le seuil de 30 000 $ CA déclenche l’inscription à l’ARC, et souvent à Revenu Québec.

    FAQ commerce électronique (ARC) →
  5. Organisez l’encaissement en dollars

    Quand : Dès les premières ventes

    Comparez la marge de change de votre solution de paiement avec un compte multidevise.

Si votre projet va plus loin qu’une boutique (entrepôt, embauche, société sur place), la checklist d’implantation au Canada vous donne les étapes dans l’ordre.

Questions fréquentes

Dois-je facturer la TPS sur une commande expédiée depuis la France ?

Non, si vous n’êtes pas inscrit et n’avez pas de stock au Canada. La taxe est perçue par l’ASFC à la livraison, au-delà de 20 $ CA de valeur, et payée par votre client.

Puis-je m’inscrire volontairement à la TPS/TVH ?

Oui, une entreprise non résidente peut demander une inscription au régime normal, avec en général un dépôt de garantie. C’est surtout utile si vous importez vous-même votre stock et voulez récupérer la TPS payée à la frontière.

Le seuil de 30 000 $ se calcule-t-il par province ?

Non, pour la TPS/TVH il porte sur l’ensemble de vos ventes à des consommateurs canadiens sur 12 mois. Le Québec applique son propre seuil de 30 000 $ aux ventes faites à des consommateurs québécois.

Vendre sur une place de marché canadienne change-t-il quelque chose ?

Oui, si vos produits sont expédiés depuis un entrepôt au Canada : l’exploitant de la plateforme, s’il est inscrit, perçoit la TPS/TVH à votre place. Pour les colis partis de France, la taxe reste perçue à la frontière.

Mes clients canadiens paient-ils la TVA française ?

Non. Une vente expédiée hors de l’UE est une exportation exonérée de TVA, à condition de garder la preuve de sortie du colis.

Faites le calcul

Checklist implantation

Trois questions sur votre projet, puis les seules tâches qui vous concernent, expliquées pas à pas avec leurs sources officielles.

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Sources officielles (12)

  1. FAQ : TPS/TVH et commerce électronique (Agence du revenu du Canada)
  2. Renseignements sur la TPS/TVH pour les non-résidents qui font affaire au Canada (RC4027) (Agence du revenu du Canada)
  3. Seuil de 30 000 $ pour les biens stockés au Canada (économie numérique) (Agence du revenu du Canada)
  4. Expéditions de faible valeur : seuils d’exonération (Agence des services frontaliers du Canada)
  5. Droits, taxes et exemptions sur les envois postaux (Postes Canada)
  6. Fournisseurs hors Québec : inscription au fichier de la TVQ (Revenu Québec)
  7. Bulletin PST 001, Registering to Collect PST (Gouvernement de la Colombie-Britannique)
  8. Taux de change de référence de l’euro (CAD) (Banque centrale européenne)
  9. Bulletin 064 : exploitants de plateformes de vente en ligne (taxe de vente au détail) (Gouvernement du Manitoba)
  10. Inscription à la taxe de vente au détail du Manitoba (Gouvernement du Manitoba)
  11. Provincial Sales Tax (Saskatchewan) (Gouvernement de la Saskatchewan)
  12. Fournisseurs hors Québec qui entreposent ou livrent des biens au Québec : inscription au régime régulier (Revenu Québec)