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Chiffres de référence

Chiffres de référence, vérifiés le 13 octobre 2026. La source officielle fait foi.
RepèreValeurSource
Âge pour le PVT et les autres permis EIC (Français)18 à 35 ansGouvernement du Canada
Durée maximale du PVT24 moisGouvernement du Canada
Fonds à présenter à l'arrivée (PVT)2 500 $ CAGouvernement du Canada
Impôt fédéral, première tranche 2026 (jusqu'à 58 523 $ CA)14 %Agence du revenu du Canada
Impôt fédéral, taux marginal maximal 2026 (au-delà de 258 482 $ CA)33 %Agence du revenu du Canada
Le guide complet

L'essentiel en bref

  • On s'installe en général en deux temps : un statut temporaire (PVT, permis de travail ou d'études), puis la résidence permanente.
  • Entre 18 et 35 ans, Expérience internationale Canada (PVT, Jeunes professionnels, Stage) est la porte d'entrée la plus utilisée par les Français, avec des places limitées tirées au sort.
  • Le Québec sélectionne lui-même ses immigrants économiques (PSTQ, PEQ) ; ailleurs, la résidence permanente passe surtout par Entrée express et les programmes des provinces.
  • Parler français est un atout réel : tirages Entrée express réservés aux francophones, Mobilité francophone hors Québec, sélection québécoise.
  • À l'arrivée, l'ordre compte : numéro d'assurance sociale, compte bancaire, téléphone, logement, carte santé, puis historique de crédit.

Partir vivre au Canada quand on est Français est un projet réaliste, mais encadré : chaque statut a ses conditions, ses délais et ses limites. Ce guide présente le parcours de bout en bout, de la première question (« suis-je admissible ? ») aux démarches des premières semaines, en passant par le choix de la province et le budget. Les règles d'immigration changent souvent : chaque partie renvoie vers la source officielle qui fait foi.

Les grandes étapes d'une installation

  1. Vérifier les voies possibles selon votre âge, votre métier, votre diplôme et la province visée.
  2. Estimer votre niveau de vie : salaire net, loyer, coût de la vie, budget de départ.
  3. Obtenir un statut temporaire (PVT, permis de travail ou d'études) ou, plus rarement, directement la résidence permanente.
  4. Préparer le départ : documents, démarches françaises, assurance, logement temporaire.
  5. S'installer : numéro d'assurance sociale, banque, téléphone, logement, santé, permis de conduire.
  6. Sécuriser son statut : résidence permanente, puis éventuellement citoyenneté.

La navigation par étape, en haut de chaque page, suit exactement ce parcours.

Temporaire ou permanent : les statuts

Les principaux statuts au Canada
StatutCe qu'il permetLimites
Visiteur (AVE)Séjour touristique ou de prospection, généralement jusqu'à 6 moisNe permet pas de travailler
Permis de travail ouvertTravailler pour presque n'importe quel employeur (ex. : PVT)Durée limitée, non renouvelable dans le cas du PVT
Permis de travail lié à un employeurTravailler pour l'employeur et au poste indiquésChanger d'emploi suppose en général un nouveau permis
Permis d'étudesÉtudier dans un établissement désigné, avec un droit de travail encadréConditions financières et d'admission ; plafonds de permis
Résident permanentVivre et travailler partout au Canada, accès aux régimes provinciauxObligation de présence ; pas de droit de vote
CitoyenPasseport canadien, droit de voteConditions de présence physique ; la double nationalité est admise

Les voies d'immigration pour les Français

Expérience internationale Canada (18 à 35 ans)

Grâce à l'accord jeunesse entre la France et le Canada, les Français de 18 à 35 ans inclus peuvent obtenir un permis de travail temporaire dans l'une de trois catégories :

  • Vacances-Travail (PVT) : permis ouvert jusqu'à 24 mois, sans offre d'emploi préalable ;
  • Jeunes professionnels : permis lié à un employeur, pour une offre en lien avec votre parcours ;
  • Stage coop international : pour un stage obligatoire dans le cadre de vos études en France.

Les places sont limitées chaque saison et attribuées par tirage au sort parmi les candidats inscrits dans les bassins. Il faut notamment justifier de ressources financières à l'arrivée (2 500 $ CA pour le PVT) et d'une assurance couvrant tout le séjour. Le nombre de participations est plafonné : vérifiez votre historique avant de vous inscrire.

Les permis de travail avec une offre d'emploi

  • Mobilité francophone : un employeur situé hors du Québec peut embaucher un francophone sans étude d'impact sur le marché du travail (EIMT), pour la plupart des catégories d'emploi.
  • Mutation intra-entreprise : pour un salarié transféré par son employeur vers une entité canadienne liée.
  • Permis avec EIMT : l'employeur démontre qu'il ne trouve pas de candidat local ; au Québec, la province participe à l'évaluation.

Les études

Le permis d'études suppose une admission dans un établissement désigné. Au Québec, il faut d'abord un certificat d'acceptation du Québec (CAQ) ; ailleurs, la plupart des demandes exigent une lettre d'attestation de la province. Les études peuvent ensuite ouvrir des possibilités de travail et faciliter la résidence permanente.

La résidence permanente hors Québec

Entrée express classe les candidats qualifiés selon un score (âge, diplômes, expérience, langues, offre d'emploi) et invite les meilleurs profils lors de tirages réguliers, dont certains sont réservés aux personnes ayant une bonne maîtrise du français. Les programmes des candidats des provinces permettent aussi à une province de vous désigner selon ses besoins.

Le cas particulier du Québec

En vertu d'un accord avec le gouvernement fédéral, le Québec sélectionne ses immigrants économiques. Le parcours se fait en deux temps : sélection par le Québec (certificat de sélection du Québec, CSQ), puis demande de résidence permanente auprès d'IRCC pour les contrôles de santé, de sécurité et de criminalité.

  • Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) : déclaration d'intérêt dans la plateforme Arrima, puis invitations par le ministère selon les profils recherchés.
  • Programme de l'expérience québécoise (PEQ) : pour les personnes qui ont déjà travaillé ou étudié au Québec. Le programme a été suspendu puis rouvert ; ses conditions et volumes évoluent.

La maîtrise du français pèse lourd dans la grille de sélection québécoise, ce qui avantage les candidats français. Consultez toujours le site Immigrer au Québec pour le statut actuel des programmes.

Choisir sa province

La province change votre langue de travail, vos impôts, votre régime de santé, le prix du logement et les voies d'immigration accessibles. Les grandes destinations des Français sont le Québec (Montréal, Québec), l'Ontario (Toronto, Ottawa), la Colombie-Britannique (Vancouver) et l'Alberta (Calgary, Edmonton). Hors Québec, un bon niveau d'anglais est presque toujours nécessaire pour travailler, même s'il existe des communautés francophones actives dans chaque province.

Comparez les repères clés dans notre tableau des 13 provinces et territoires.

Salaire, budget et coût de la vie

Au Canada, les salaires s'expriment en brut annuel ou en taux horaire. Le net dépend de la province : impôt fédéral, impôt provincial, cotisation retraite (RPC, ou RRQ au Québec) et assurance-emploi sont prélevés à la source. Le loyer est en général le premier poste de dépense, surtout à Toronto et Vancouver.

Le comparateur de salaire France → Canada calcule votre net canadien avec les barèmes 2026 et compare votre reste à vivre à votre situation en France. Prévoyez aussi un budget de lancement : dépôt de loyer, premiers achats d'équipement, transport et plusieurs semaines sans salaire.

Les conditions de travail diffèrent aussi : congés légaux plus courts, durée de travail de référence plus longue, salaire annoncé en brut annuel. Voir nos comparatifs France vs Canada.

Les premières semaines au Canada

Les démarches d'arrivée, dans l'ordre conseillé
DémarchePourquoi c'est prioritaireOù
Numéro d'assurance sociale (NAS)Indispensable pour être payé et déclarer ses impôtsService Canada (en ligne ou en personne)
Compte bancaireRecevoir son salaire, payer son loyerBanques et coopératives (offres « nouveaux arrivants »)
Forfait mobileUn numéro canadien est demandé partoutOpérateurs nationaux et régionaux
LogementAdresse nécessaire pour la carte santé et le permisSelon les règles de location de la province
Carte d'assurance maladieAccès aux soins couverts ; délai d'attente possibleRAMQ, OHIP, MSP… selon la province
Permis de conduire provincialObligatoire après un délai fixé par la provinceSAAQ au Québec, bureaux provinciaux ailleurs

Côté santé, le délai avant d'être couvert dépend de la province et de votre statut ; au Québec, l'entente de sécurité sociale France–Québec peut, sous conditions, permettre une couverture plus rapide. Prévoyez dans tous les cas une assurance privée pour la période de transition. Détails dans les rubriques Santé, Logement et Permis de conduire, et la liste complète dans Checklist déménagement.

Impôts, banque et crédit

  • Impôts : l'année fiscale canadienne suit l'année civile et la déclaration se dépose en général avant le 30 avril. L'année du départ, vous déclarez en principe vos revenus dans les deux pays ; la convention fiscale France–Canada évite la double imposition.
  • Historique de crédit : il conditionne un bail, un forfait ou un prêt. Il se construit dès l'arrivée, en général avec une carte de crédit utilisée raisonnablement et remboursée chaque mois.
  • Comptes enregistrés : CELI, REER et CELIAPP offrent des avantages fiscaux au Canada, mais leur traitement en France n'est pas toujours identique si vous y restez imposable.

Voir la rubrique Banque, crédit et impôts.

Résidence permanente et citoyenneté

La résidence permanente donne un droit au séjour durable, à condition de respecter une obligation de présence au Canada. Après plusieurs années de résidence et de présence physique, vous pouvez demander la citoyenneté canadienne. La France comme le Canada admettent la double nationalité : devenir canadien ne vous fait pas perdre la nationalité française.

Sources officielles

  1. Expérience internationale Canada (PVT, Jeunes professionnels, Stage) (Gouvernement du Canada)
  2. Travailler au Canada : permis de travail (Gouvernement du Canada)
  3. Étudier au Canada (Gouvernement du Canada)
  4. Entrée express (résidence permanente) (Gouvernement du Canada)
  5. Immigrer au Québec (Gouvernement du Québec)
  6. Numéro d'assurance sociale (NAS) (Gouvernement du Canada)
  7. Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) (Gouvernement du Québec)
  8. Assurance-santé de l'Ontario (OHIP) (Gouvernement de l'Ontario)
  9. Medical Services Plan (Colombie-Britannique) (Gouvernement de la Colombie-Britannique)
  10. CLEISS – accords de sécurité sociale (CLEISS (France))
  11. Ambassade et consulats de France au Canada (Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères)
Outils gratuits

Calculez avant de décider

Tous les outils →
France vs Canada

Ce qui diffère de la France

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Congés payés minimum

Travail
France
5 semaines2,5 jours ouvrables par mois travaillé, fixés par le Code du travail.
Canada
2 à 3 semainesMinimum fixé par chaque province : souvent 2 semaines, puis 3 après quelques années d'ancienneté.

À retenir : Les congés se négocient : beaucoup d'employeurs offrent plus que le minimum légal.

Durée de travail de référence

Travail
France
35 h par semaineDurée légale au-delà de laquelle s'appliquent les heures supplémentaires.
Canada
40 à 44 h par semaineSeuil des heures supplémentaires selon la province (par exemple 40 h au Québec, 44 h en Ontario).

À retenir : Un temps plein canadien correspond souvent à 37,5 à 40 heures par semaine.

Salaire annoncé

Travail
France
Brut annuel ou mensuelLe net est relativement prévisible grâce au prélèvement à la source.
Canada
Brut annuel ou taux horaireLe net dépend fortement de la province : impôts fédéral et provincial, RPC/RRQ, assurance-emploi.

À retenir : Comparez toujours en net mensuel, après loyer, pour savoir si une offre est intéressante.